Depuis plus de 15 ans, le marseillais Stéphane Moscato arpente inlassablement les rues de sa ville et décolle des pans entiers d’affiches pour ensuite les maroufler ensuite sur toile dans son atelier. Travaillant au pochoir, il compose des œuvres uniques et polysémiques, se laissant guider par le sens qui se dégage de ces fragments de rue. Fortement inspiré par la culture punk rock et le DIY, son engagement social et politique est perceptible en filigrane dans ses œuvres.
Originaire de Port de Bouc, Stéphane Moscato y revient pour proposer une fresque sur un mur très symbolique : l’entrée de la mairie. Il représente ici un pélican, un oiseau qui n’existe pas dans la région et qui sert à personnifier un étranger qui arrive à Port de Bouc (on distingue le Fort de Bouc en arrière-plan de la fresque). Ce personnage anthropomorphe est habillé en marin, en référence à la dimension portuaire de la ville. Port de Bouc devient un port d’attache. Le numéro d’immatriculation présent sur le pantalon du personnage fait référence aux épisodes de solidarité qu’a connu la ville : d’une part, l’exodus de 1947 où la ville est venue en aide aux Juifs souhaitant rejoindre Israel, et d’autre part, les problématiques actuelles d’immigration. Ainsi, l’artiste a fait un réel choix de contextualisation de l’œuvre dans son lieu d’accueil, pour relater un bout de l’histoire de la ville. Par ailleurs, le drapeau porté par le personnage est un drapeau maritime qui signifie « demande assistance », et fait donc écho à cette notion d’entraide.

Réalisation:

Localisation:

Mairie

Adresse:

20 Cours Landrivon